D'où viennent nos informations
Tout commence par une matière brute.
Un plan de quartier, un registre d'archives, une conversation entendue au marché Saint-Michel : Philippe Dubois, qui tient le stock, note chaque élément sur un carnet à couverture bleue, avec la date et l'heure, puis il classe la feuille dans une chemise cartonnée par ordre d'arrivée, ce qui permet de retrouver trois mois plus tard la phrase exacte qui a déclenché une vérification. Le 14 mars, par exemple, un lecteur a signalé que la halle aux poissons de la place du Commerce fermait plus tôt le vendredi. Nous avons vérifié : l'arrêté municipal du 6 février 2025 fixe la fermeture à 15h00, ce qui correspond à nos propres horaires du vendredi.
Les sources ne sont jamais anonymes dans nos colonnes. Si une personne demande à rester discrète, nous le mentionnons explicitement, mais nous conservons son identité dans un fichier interne. Claire Lefebvre, qui établit les devis, recoupe chaque fait avec au moins deux documents indépendants. Un seul témoignage ne suffit pas. Il faut soit un texte officiel, soit une photographie datée, soit une seconde personne qui confirme la même scène, et cette seconde personne doit être joignable par téléphone au 02 43 79 91 92 si un lecteur conteste plus tard le contenu de la note publiée.
La vérification, pas à pas
Première étape : replacer le fait dans son contexte. Une rumeur sur la démolition d'un immeuble rue Bressigny ne devient pas une note sans le permis de démolir correspondant. Nous consultons les archives municipales d'Angers, service situé rue de la Roe, et nous demandons copie des pièces. Cela prend parfois trois semaines. Sébastien Michel, responsable des travaux, se déplace sur place quand c'est possible. Il mesure, il photographie, il interroge les riverains. Sa règle est simple : si l'information ne tient pas debout devant un mur, elle ne tient pas dans un article.
Deuxième étape : confronter les versions. Un même événement peut être raconté de façons opposées, et c'est souvent le détail qui tranche. Le 2 septembre 2024, deux associations culturelles d'Angers ont décrit différemment la fréquentation d'une exposition à laquelle elles avaient participé. Nous avons publié les deux chiffres, 1 240 entrées pour l'une, 1 190 pour l'autre, en indiquant la source de chacun. Aucune des deux n'a protesté.
Troisième étape : nommer les limites. « Selon nos informations, sans confirmation officielle » : cette formule apparaît quand nous n'avons pas pu obtenir la pièce manquante. Nous ne comblons jamais un vide par une supposition, même plausible. Une note publiée le 11 janvier 2026 sur la rénovation du théâtre municipal comportait ainsi deux réserves explicites, et le lecteur savait exactement ce qui était établi et ce qui ne l'était pas.
Ce qu'il advient d'un signalement
Un signalement arrive par courriel à [email protected] ou par téléphone au 02 43 79 91 92.
Claire Lefebvre l'enregistre dans un tableau, avec un numéro, la date et l'objet. Elle répond dans les cinq jours ouvrés, même quand nous ne donnerons pas suite, car chaque signalement reçoit une réponse et c'est la moindre des choses quand quelqu'un a pris la peine d'écrire, de téléphoner ou de passer à l'atelier avec une photo imprimée. Ensuite, la décision se prend à deux. Philippe Dubois évalue la solidité des preuves ; Sébastien Michel vérifie la faisabilité matérielle. Si le sujet concerne un bâtiment, un chantier, un événement culturel ou une archive, il entre dans notre champ. Sinon, nous le classons sans le publier. Nous ne promettons ni publication, ni délai, ni suite favorable. Le classement est fréquent.
Nous n'offrons ni service médical, ni service financier, ni service juridique, ni service éducatif. La menuiserie travaille le bois, pas les dossiers. Nous n'intervenons pas sur les véhicules, sur les installations électriques, sur les circuits de froid, ni sur le gros œuvre d'un bâtiment. Nous n'appliquons aucun pesticide ni biocide. Nous n'avançons ni certification, ni licence, ni adhésion à un ordre professionnel : ces documents n'existent pas ici.
Les corrections, une affaire publique
Une erreur publiée reste visible.
Nous ne supprimons pas un texte pour effacer une faute ; nous ajoutons une correction datée, en bas de page, avec la mention de ce qui était faux et de ce qui est juste, et nous conservons l'ancienne version consultable pour que chacun puisse comparer les deux états du texte. Le 27 juin 2025, une note sur les horaires de la bibliothèque municipale indiquait une fermeture à 18h00 le mardi. L'erreur venait d'un affichage périmé. La correction a été publiée le lendemain. Les lecteurs peuvent demander une correction par les mêmes canaux : courriel ou téléphone. Nous répondons à toute demande, même si nous maintenons notre version après vérification. Le désaccord est exposé.
L'atelier est ouvert du lundi au jeudi de 8h30 à 17h30, et le vendredi de 8h30 à 15h00. Le week-end, personne ne répond. Notre adresse est unique : 41 place du Commerce, 49000 Angers. Il n'existe ni annexe, ni atelier secondaire, ni bureau délocalisé. Toute personne qui prétend le contraire se trompe ou vous trompe. Nous travaillons depuis 2011 sous le nom de Famoyevuumholdingsltd SAS.