Ce que l'atelier fait en attendant

Le chantier de la rue Baudrière glisse de six semaines, les riverains s'organisent

Les palissades devaient tomber le 14 septembre. Elles sont toujours là, et le nouvel échéancier annoncé par la ville d'Angers renvoie la fin des travaux au 26 octobre. Entre-temps, commerçants, artisans et habitants du bas de la rue Baudrière ont appris à contourner, à stocker ailleurs et à livrer plus tôt.

Ce que l'atelier fait en attendant

À l'atelier de la rue Baudrière, on n'attend pas la fin des travaux pour travailler. Les meubles qui partent chez des particuliers sont livrés depuis l'arrière, par le passage partagé, entre 8h30 et 10h30 uniquement. Les commandes de bibliothèques et de cadres, elles, ne bougent pas : elles sont montées sur place, dans l'atelier, et stockées sur des chariots à roulettes rangés le long du mur nord. Claire Lefebvre, qui suit les devis, a modifié la formulation de deux documents pour indiquer une date de livraison en fourchette plutôt qu'en jour précis. « Une fourchette, les gens la lisent mieux qu'une date qui saute », dit-elle. Elle n'a reçu aucune réclamation depuis le 14 septembre.

Le calendrier de l'atelier reste chargé jusqu'à la mi-décembre. Deux restaurations de meubles anciens, dont un vaisselier du XIXe siècle appartenant à une famille du quartier Saint-Serge, occupent l'établi du fond. Une commande de six cadres pour une association culturelle part au retour des vacances de la Toussaint. Rien de tout cela ne dépend de la rue Baudrière. C'est peut-être la seule bonne nouvelle de la saison : les travaux bloquent la circulation, pas les établies.

Ce que l'atelier fait en attendant